Même réveil difficile. Même aller-retour infructueux. Même raison pour l’aller-retour infructueux. Même sensation d’être dans un lieu “à part”. Tout a été étrangement pareil à il y a un an, sauf que cette année j’ai été accueillie par de chaleureux “comment allez-vous?” de la part des profs et des secrétaires (oui, même le cerbère, oui). On m’a même dit qu’à la Sorbonne je suis “chez moi”… Et je dois dire qu’en effet, depuis le premier jour, je me suis sentie très à l’aise dans cet endroit. Oui, le jour où je quitterai Paris, la Sorbonne me manquera énormément.
Voilà que je recommence à me poser des questions…..
Hier soir j’ai regardé “Porta a Porta” (talk-show sur Raiuno), dédié au phénomène incarné en ce moment par Beppe Grillo. Je me souviens de ses premières années de “gloire”, lorsqu’il était invité à beaucoup d’émission importantes, je me souviens de son succès, de ses blagues. Il était mon comique préféré. Puis, tout à coup, l’ostracisme, en 1986. Voici pourquoi (pour les non-Italiens).
En 1993 il revient avec deux soirées de spectacle plus désacralisant que jamais. Et, dès lors, il a été banni définitivement. Là la télé s’en occupe à nouveau. Grâce à des spectacle itinérants, pendant les derniers 15 ans il a été touours à contact avec le public, souvent en diffusant des news qu’il n’y aurait pas eu moyen de connaître autrement. Et là, après le V-day, le phénomène de sa capacité de prise sur le public devient tellement important qu’elle fait trembler le pouvoir, soit de droite, soit de gauche. Pourquoi? Oui, hier soir, on l’a bien dit, malgré quelque intervention vraiment inopportune et ridicule de “l’envoyé” du “Giornale”. Parce qu’on en a marre. Parce qu’il faut que quelque chose bouge. Parce que la vieille politique ne satisfait plus. Mais on ne voudrait pas voir des comiques sur la scène politique, comme ça a été suggéré hier, on veut que les politiciens se montrent responsables, qu’il pensent, pour une fois, au bien du Pays, qu’ils donnent l’exemple. Il faut des personnes comme Di Pietro (que j’ai adoré hier, pour sa façon de dire pane al pane vino al vino), en deux mots, des personnes honnêtes. Pour l’instant, on ne peut que dire “Grazie Beppe”, pour avoir, au moins, remué un peu les choses. Puis, on verra.
Je ne sais pas si pour vous c’est pareil, mais il y a des moments où j’ai l’impression de ne plus rien comprendre. Notre planète est en train de nous dire bye bye, et qu’est-ce qu’on fait nous? En Allemagne on pense à construire des voitures (à partir de 2008!) qui vont réduire de 1% (mdr!!) l’émission des gas à effet de serre, en Italie c’est le même refrain “réussira-t-il-ce-gouvernement-à-arriver-à-la-fin?”, en France sur la vague d’un improbable américanisme on fait des ménaces du genre “Bush avant le 11 septembre”, et aux US les foules sont prises par les derniers épisodes de “Brangelina story”.
Au bout du compte, ce n’est peut-être pas une mauvaise idée de faire pourrir ce monde sous les eaux…
En tout cas, la deuxième, Miss Puglia, est une fausse blonde. Mais là, franchement, je ne saurais pas dire qui était la plus belle. A`vous de juger. La blonde me semble avoir un visage fait pour le cinéma, alors que la petite (on dit ça comme ça, puisqu’elle fait 1,80!) brune a une tête disons plus “ordinaire”. En tout cas, on a vu pas mal de filles hier soir qui feront sûrement carrière dans le show business!
Ca y est. Ce soir on va élire la Miss Italia 2007. A` vrai dire, elles sont toutes très très belles. C’est clair que dans un concours de miss, les filles ne sont pas moches, mais cette année elles sont particulièrement jolies. Des visages “cinéma”, des corps fabuleux, enfin, le choix sera vraiment difficile. D’ailleurs, il faut dire qu’au concours de Miss Italia il y a eu des “magnifiques perdentes” telles que Sophia Loren ou Gina Lollobrigida! Donc, même si l’on ne gagne pas, faut pas désespérer!
Décidément le blog de Lulu m’inspire en ce moment. Je dois dire que si la bouffe Anglaise ne m’attire pas du tout, l’humour anglais je le trouve épatant. Enfin, quand je dis “Anglais” je veux dire “britannique”. En fait ma sit-com préférée est Irlandaise. Voici un petit extrait.
Father Ted – “Speed 3″
The best one: “There’s a bomb on the milkfloat!”
“A bomb? Right. Who’s that for?”
Le billet de Lulu m’a inspiré une réflexion sur les gens qui un beau jour décident de partir à l’étranger. Ce n’est pas de ces voyages de l’espoir dont on parle souvent à la télé, c’est de l’aventure, l’envie d’essayer un nouveau style de vie, de connaître d’autres gens, de s’intégrer dans une autre culture que l’on croit tout de même pas trop loin de la sienne. Au début tout est beau, tout nous plait, tout est superbe, on ne fait que se rejouir du fait d’avoir finalement pris cette décision de tout quitter, car notre nouvelle vie nous charme. Paradoxalement, même les difficultés nous semblent être le juste péage à payer pour aller vers une nouvelle vie heureuse. Au début on accepte tout: les absurdités de la nouvelle administration à laquelle on a à se battre, la bouffe, les gens qui te font sentir différent. Mais un beau jour arrive où l’on craque et l’on ne supporte plus rien, et pourtant on reste là. Pourquoi? Peut-être pour s’affirmer différemment dans un monde qui semble nous rejeter. Pour pouvoir finalement dire “moi aussi, je suis là ” à ceux qui nous ont bousculé dans les rues, aux voisins qui nous ignorent, aux gens qui nous ont fait toujours remarqué notre accent (auquel on s’accroche d’autant plus qu’on nous le fait remarquer…). Le fait est qu’on part avec plein d’idéaux dans la tête, qu’on pense de pouvoir être aisément “citoyens du monde”, mais ce n’est pas tout à fait vrai. Ce n’est pas simple de s’intégrer parfaitement dans une autre culture. Il faudrait beaucoup plus de compréhension, de la part de ceux qui arrivent et de ceux qui accueillent.
Ce ne serait pas beau si on allait tous d’accord?
*Ellis Island: l’île qui accueillait les immigrants qui entraient aux US
Oui, je sais. Ce blog est devenu un peu n’importe quoi. La régularité de mes publications laisse à désirer. La vérité est que j’en ai un peu marre. Ce n’est pas vraiment un manque de sujets, ou d’inspiration, mais un manque d’envie. Bref. Là je reviens pour signaler un film qui va bientôt sortir au cinéma, et qui s’annonce “very good”. Je parle de Sicko, le dernier film de Michael Moore sur le système sanitaire Américain. J’en ai vu quelques morceaux dans diverses émissions télé. Il est ex-tra-or-di-nai-re! Tout comme pour 911 c’est un film qui désacralise l’image de l’Amérique-pays libre et démocratique. De plus, ça aide aussi à rélativiser beaucoup de choses….
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